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Un roman qui suffit à persuader qu’il est urgent de (re)découvrir Colize

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Certains éditeurs munissent leurs auteurs d’un gilet de sauvetage. Ainsi équipé, Colize n’échoue pas à Lampedusa ; il s’invite en beauté à la table des bonnes librairies.

La Manufacture de livres a lancé l’opération 10 ans/10 livres, offrant une nouvelle vie à l’un de ses polars cultes, écrit par le belge Paul Colize.

L’histoire d’un sans-papier amnésique, auquel la mémoire revient peu à peu, pour désenfouir un gisement amoureux de la musique des golden sixties. Sur fond de rock and roll et de guerre du Vietnam, voici l’histoire d’une étonnante machination.

En 1967, la police n’avait pas cillé lorsque les musiciens du groupe Rock Pearl Harbor étaient morts l’un après l’autre. Il suffit d’un journaliste suffisamment fouineur et résolu à élucider le mystère pour remonter le temps et trouver une piste improbable. L’auteur saisit ce prétexte pour donner un avis branché et tranché sur toute la production discographique de l’époque. Il est parfois bon bougre : Cliff Richard ? « un chanteur bien élevé mais propre sur lui ». D’autres n’ont pas droit à pareille indulgence.
La bibliographie, la filmographie, le détail de la bande son incitent à ne pas prendre à la légère ce roman qui ne manque pas de charme et aurait pu prendre la forme, aujourd’hui à la mode, d’un dictionnaire amoureux. Sa forme actuelle suffit à persuader qu’il est urgent de (re)découvrir Colize.

 

 


« Back up »
de Paul Colize
La Manufacture de livres
478 pages. 20,90 euros

 


(crédit image à la une : « Back up » de Paul Colize – © La manufacture des livres)

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