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Sandro Gozi démissionne de son poste de conseiller de Matignon, suite à des révélations dans la presse

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Le tollé soulevé par les révélations publiées par Le Monde et le quotidien maltais Time of Malta, ont finalement amené Sandro Gozi a démissionner de son poste de conseiller de Matignon. Dans une lettre envoyé à l’AFP, M. Gozi a expliqué que  « le contrat maltais mentionné dans la presse régit légalement une mission de conseil effectuée en tant que consultant externe auprès des autorités maltaises ».

Cet ancien secrétaire d’Etat italien, élu aux européennes pour LREM était conseiller du premier ministre français, pour les questions européennes. Selon Le Monde et le quotidien maltais Time of Malta, M. Gozi a été également conseiller du premier ministre de La Valette.

La collaboration avec le gouvernement de La Valette, selon l’ancien conseiller de Matignon a cessé « après le résultat des élections européennes en France ». Sandro Gozi  a jugé que les article du Monde et du Time of Malta étaient de « viles attaques ». Contacté par l‘AFP, Matignon a dit « prendre acte de sa décision qui lui permettra d’apporter sereinement toutes les explications nécessaires ». Dans une interview accordée au quotidien Le Parisien, M. Gozi a dit d’avoir décidé de démissionner « pour protéger Édouard Philippe ».

Lundi 21 octobre, les quotidiens français et maltais, avaient publié les déclarations d’un porte-parole de Joseph Muscat, Premier ministre maltais,  affirmant que Sandro Gozi « conseille (le chef du gouvernement maltais) sur toutes les institutions et priorités européennes dans un rôle similaire à celui qu’il a eu, ou a, avec des gouvernements et organisations européennes ».

Depuis le 29 juillet 2019,  Sandro Gozi travaillait  en tant que conseiller du cabinet du Premier ministre chargé du suivi de la mise en place des nouvelles institutions européennes. Comme écrit par l’AFP, mardi 22 octobre, « M. Gozi a été invité hier (lundi) par le directeur du cabinet du Premier ministre à produire des explications sur les faits allégués par plusieurs organes de presse« .
Entre temps, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée Nationale, le député des Républicains Pierre-Henri Dumont, a demandé à Édouard Philippe « pour qui travaille réellement votre conseiller? (…) Pour lui-même ? Pour la France ? Pour Malte ou pour l’Italie? Pouvez-vous nous garantir que votre conseiller n’a jamais utilisé aucune information qu’il aurait eu à connaître à Matignon au profit d’un autre gouvernement?« .  Un autre représentant des Républicains, ancien tête de liste aux élections européennes, François-Xavier Bellamy a demandé que « les éléments évoqués par le Premier ministre soient communiqués ».

Le Premier ministre a répondu à Pierre-Henri Dumont que « tous ceux qui ont l’honneur de servir la France en travaillant au sein d’un cabinet ministériel doivent être, lorsqu’ils font l’objet d’une attaque politique, défendus par le chef du gouvernement ». Edouard Philippe a ajouté que « le chef du gouvernement exige d’eux une parfaite probité et le respect de toutes les règles qui s’imposent à tous ceux qui ont l’honneur de servir la France ».

Toujours selon l’AFP, Matignon a assuré que Sandro Gozi « a confirmé, comme il l’avait fait, par écrit, au moment de son embauche, en juillet 2019, que son emploi de cabinet à Matignon était exclusif de toute autre activité professionnelle, a fortiori pour un autre gouvernement« .

Le directeur de cabinet du Premier ministre « en a pris acte et l’a invité à produire dans les plus brefs délais les pièces attestant de la fin de sa collaboration avec le gouvernement maltais au moment de son embauche afin de clore la polémique » M. Gozi a également été prié de « justifier rapidement de l’accomplissement de ses obligations déclaratives à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, obligations sur lesquelles le Premier ministre est particulièrement vigilant« .

Les engagement à l’étranger de Sandro Gozi on suscité des polémiques dans son pays d’origine. En juillet, l’ancien vice-président du Conseil des ministres italien (actuellement ministre des affaires étrangères, ndlr) Luigi di Maio, avait même envisagé de retirer la nationalité italienne à Sandro Gozi.

Au mois d’avril dernier, le conseiller italien de Matignon avait été visé par une enquête de la justice de la République de Saint-Marin pour une activité de conseil « fantôme » auprès de la banque centrale de ce micro État. Au mois d’août, son nom avait attiré l’attention de certains médias après la découverte par la presse italienne, de l’adhésion de Sandro Gozi à une formation de jeunes sympathisants du parti fasciste, lorsqu’il avait 16 ans.

 


 

 

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