fbpx

Forte tension à la frontière entre Israël et Liban

par

Des missiles antichars ont été lancés par le Hezbollah, ce dimanche, contre des véhicules et des postes de l’armée israélienne dans le nord de l’État hébreu. La réponse de Jérusalem n’a pas tardé.

Des bombes ont frappé le sud du Liban. Le tout a duré près d’une heure et demie. Les tirs des missiles du groupe chiite libanais sont, selon ses leaders, une « vengeance » après l’attaque de drones menée la semaine dernière. Le Hezbollah avait imputé la responsabilité précisément à Israël mais Jérusalem n’a pas revendiqué.

Contrairement à ce que avait affirmé les sources proches du Hezbollah, les missiles n’ont pas « détruits » un « véhicule militaire » israélien et n’auraient pas provoqué « des morts et des blessés« . D’ailleurs Jérusalem n’a pas fait état de victimes. Pour assurer la sécurité de la population civile, les militaires israéliens de Tsahal ont demandé à la population, résidente dans les zones ciblées par les roquettes du Hezbollah, de rester confinée dans les abris pendant quelques heures.

Un porte parole de l’armée de Jérusalem a expliqué suite à l’attaque des milices chiites : « Nous avons répondu – a précisé le militaire – avec plus de 100 tirs de mortier, y compris sur la cellule qui a tiré sur Israël« . La zone libanaise la plus ciblée est située dans le sud du Pays, entre les deux villages de Bint Jbail et Maroun al-Rass.

Il y a quelques jours, Tsahal avait révélé, dans un communiqué, que « l’Iran et le Hezbollah agissent afin de mettre en place un projet de production de missiles de précision via la création de sites de production et de transformation de roquettes sur le sol Libanais dans plusieurs régions« . Un missile de précision – ont rappelé les forces armées d’Israël – « est équipé d’un système GPS qui lui permet de frapper sa cible à quelques mètres près« . Cela signifie qu’avec ces armes, le Hezbollah pourrait cibler des maisons ou des installations militaires et provoquer des nombreux dégâts et victimes. Le changement de stratégie de la part de Téhéran et du Hezbollah est du au fait que les tentatives de faire parvenir au Liban, les composants nécessaires à la construction de missiles de précision, ont été toujours empêchés par Israël.

Selon l’armée de Jérusalem, « l’Iran a décidé de transformer les roquettes déjà présentes au Liban, en missiles de précision, grâce au transfert de composants sophistiqués depuis un Institut de Recherche en Syrie. Dans ce cadre – précise l’armée israélienne – le Hezbollah a acquis des terrains au Liban« .

Dans le communiqué, les forces armées de Jérusalem ont également présenté comme « hauts responsables du projet des missiles de précision » : Hejazi Zada-Hussein Muhammad, Majid Nuab, Ali Asrar Nuruzi, Fuad Shukr. Le premier est décrit comme « commandant du Corps Liban de la force Al-Qods – Corps des Gardiens de la Révolution, commandant de l’activité iranienne au Liban« , le deuxième comme « responsable des aspects technologiques » du projet des missiles. Le troisième personnage est défini par l’armée Israélienne comme « Chef de la branche logistique des Gardiens de la Révolution » et Fuad Shukr est l’un « des plus hauts commandants du Hezbollah et chef du projet des missiles« .  Les relations entre ce quatre personnalités sont illustrés dans un organigramme diffusé par Tsahal.

 

Organigramme Iran-Hezbollah dans le projet des missiles de précision (source et © IDF-Armée Israélienne)

 

Dans un communiqué, le Premier ministre libanais Saad Hariri a appelé Washington et Paris à intervenir, “face aux développements à la frontière sud”. De son côté, Paris a fait savoir – dans un communiqué du Ministère des Affaires Étrangères que “la France multiplie les contacts dans la région depuis les incidents du 25 août, en vue d’éviter l’escalade”. Le Quai d’Orsay a également précisé qu’ Emmanuel Macron “s’est entretenu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et avec le président iranien Hassan Rohani au cours des derniers jours”. L’ Onu a invité les parties à la « plus grande retenue ». Selon le quotidien italien Il Fatto Quotidiano, le Général Majeur Stefano De Col – chef de la mission Unifil – a fait savoir à travers son porte parole être « en contact avec les parties et en demandant la plus haute modération« .


A lire également :

* Emmanuel Navon : « Une majorité d’Israéliens considèrent la résolution du conflit avec les Palestiniens comme à la fois souhaitable et impossible à court et moyen terme »
* Suzan Wachs : « Quand mes petits-enfants me posent des questions sur Gaza, je leur dis que beaucoup de bonnes personnes y vivent, mais qu’il y a aussi les terroristes du Hamas »
* Arye S. Shalicar : « Le gouvernement français devrait aller plus loin pour lutter contre les actes antisémites »

 

 

 


(crédit photo à la une : le drapeau israélien au Mur des Lamentations à Jérusalem – © M. Ghisalberti/Putsch)

 

Laissez votre commentaire

Il vous reste

1 article à lire

M'abonner à