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Un conseiller de Matignon passé par un parti néofasciste italien dans sa jeunesse ?

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Des médias italiens ont publié les preuves qui attesteraient de la participation de Sandro Gozi aux activités du groupe jeunes du Mouvement Social Italien, un parti néofasciste italien.

Fin juillet, Le Figaro avait révélé que Sandro Gozi allait être nommé au cabinet d’Édouard Philippe pour s’occuper des questions européennes. Cette nomination intervenait alors cet ancien secrétaire d’Etat italien, se trouvait dans l’attente d’intégrer le parlement européen. En effet, à la suite des élections européennes 2019, M. Gozi a été le premier des candidats de la liste de La République En Marche, à ne pas être élu. Son exclusion de l’hémicycle UE, reste cependant temporaire. Quand les députés britanniques quitteront leurs sièges, à cause du Brexit, Sandro Gozi pourra intégrer l’assemblée.

La nomination de Sandro Gozi a une fonction de support dans le gouvernement français avait créé la polémique en Italie. Plusieurs responsables politiques (même de son ancien parti, le Parti Democrate) avaient critiqué Sandro Gozi car, ayant été un secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil des ministres Italien, il avait pris connaissance d’informations stratégiques pour Rome. Des informations pouvant représenter des sujets de conflit avec les objectifs du gouvernement français.

Ces derniers jours, deux journaux italiens ont publié des révélations sur le passé de cet ancien homme politique italien, proche de Matteo Renzi et de Romano Prodi.

Vendredi 16 août, le quotidien souverainiste Primato Nazionale, a publié un article  dans lequel apparaît la photo d’une rencontre entre Giorgio Almirante (l’un des fondateurs du Mouvement Social Italien, le parti fondé en 1946 pour maintenir dans l’Italie républicaine l’héritage du fascisme, NDlr) et un groupe de jeunes, parmi lesquels, Sandro Gozi. La photo a été prise en 1987.

Article de "La Verità" du 18 août 2019 (photos Ansa)
Article de « La Verità » du 18 août 2019 (photos Ansa)

Après la parution de cet article, Sandro Gozi a été interviewé par l’agence de presse italienne Agi : « J’avais 16 ans – a précisé M. Gozi, qui est né en 1968 – mon meilleur ami était le secrétaire local du Fronte della Gioventù(*) . C’est par amitié et un peu par curiosité que je me suis rapproché et j’ai compris tous de suite que ça ne me convenait pas« . Sandro Gozi a ajouté d’être issu « d’une famille de centre gauche » et que cette adhésion a la formation d’extrême droite a été une sorte « d’acte de rébellion » et il a rappelé que Matteo Salvini a fréquenté le centre social milanais « Leoncavallo »(**) .

Dans l’édition de dimanche 18 août 2019, le quotidien La Verità publie une photo de la carte de membre du Fronte della Gioventù ayant appartenue à M. Gozi émise en 1990. Le quotidien italien cite une source qui dévoile que, dans les années 1980, « il fréquentait le milieu de la droite de Cesena » (***). Selon cette source, Sandro Gozi « a fréquenté pendant quelques années » le milieu de droite locale. La Verità a également retrouvé le « meilleur ami » qui avait convaincu Sandro Gozi à rejoindre le Fronte della Gioventù, Alberto Calbucci. Selon lui, l’adhésion a la formation d’extrême droite du candidat LREM aux européennes, a été « une parenthèse avant la majorité […] ce n’est pas un scandale ».

Pendant la campagne électorale des européennes, Mediapart avait révélé l’appartenance de Nathalie Loiseau, dans sa jeunesse, à un syndicat étudiant né des cendres du GUD.

( Visuel / capture d’écran du compte twitter de Sandro Gozi )

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