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Laborde et le Tour de France : l’amour flou

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L’idée était belle, le moment propice, la concurrence inégale. Les planètes semblaient alignées pour que cet ouvrage soit une réussite. Puis passa un chat noir. Il portait le maillot de l’US Postal.

Les apparences sont trompeuses. Christian Laborde a bâti sa carrière sur le malentendu d’un premier roman honni par la calotte et sauvé de l’enfer par l’entregent de Régine Deforges. En amoureux flou du sport cycliste, il propose un énième abécédaire du Tour de France, aux anecdotes parfois inédites, parce qu’ il a orpaillé large et glané des faits mineurs, sans rapport avec son sujet (Marylin Monroe à bicyclette dans Central park, etc…). D’Abraham (Olano) à ZZ Top, Lance, le moins reluisant parce que seul tricheur des 4 Armstrong recensés, est le fil noir du volume. Laborde confiait tout récemment à une radio l’estime et l’admiration qu’il voue à ce fossoyeur cynique du cyclisme.

Que dire de la si longue rubrique à la gloire de Marco Pantani, « fils de Gaul ». Vous n’y trouverez nulle trace de Jean Graczyk, dit Popoff, qui roulait à l’eau minérale et ne convient pas au lyrisme survitaminé de l’auteur.
Ce livre destiné aux pêcheurs de perles du Café du Commerce plongera dans la consternation les aficionados du flamboyant Antoine Blondin. La première lanterne rouge de l’édition 2019 est connue et le maillot rit jaune.

 

« Le Tour de France »
de Christian Laborde – Editions du Rocher
377 pages, index. 21,90 euros

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