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Alfred Azkabade : Meurtre sur le Tour

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Un roman comme une étape de montagne : tout en reliefs, courbes, rebondissements, émotions, avec un Ventoux d’humour et un Petit-Saint-Bernard de tendresse.

La veille du grand départ, on a assassiné Benjamin Callaère, patron du Tour de France, avec un pavé de Paris-Roubaix. Quasiment une affaire consanguine. Elle échoit à Hugo Taquelin, jeune journaliste lyonnais résolument allergique à la cause cycliste. Ses dispositions innées le désigneraient plutôt comme un sérieux candidat au maillot à pois de meilleur grimpeur d’hôtesses. Il flashe pour Amandine, qui porte le dossard 90-60-90. Flanqué d’un père improbable et d’un collègue porté sur la bibine, Hugo investigue au petit bonheur, découvrant les coulisses d’un monde qui balaie ses problèmes sous le tapis « en priant très fort pour que personne ne le soulève ». Un traître, Azkadabe ? Non. Simplement, qui aime bien châtie bien. D’autant qu’il met son lyrisme au service de quelques figures légendaires de la Grande Boucle et rompt une lance en faveur d’un Tour régénéré par des innovations lobbyistes, moins utopiques qu’il n’y paraît. Le succès relatif des Hammer Series atteste que le ver est en route pour le fruit …
L’intrigue est foisonnante et révèle un auteur tout en nuances, en ironie contenue, très au fait des amabilités horizontales. Léon Zitrone aurait clamé qu’on s’en pouliche les babines.

« La dernière étape », Alfred Azkabade, Hugo poche, 286 pages. 7,60 euros

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