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« La mer monte » : une virée dans un futur hyperconnecté, nostalgique du temps où les livres existaient

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2042, c’est demain. Aude Le Corff situe cette histoire à cette date, pour nous sensibiliser aux dangers qui menacent notre planète. Lisa ne semble pourtant pas s’en préoccuper. Ce qui la taraude est le mystère qui entoure sa mère, déprimée par une vieille histoire d’amour qui l’empêche d’être heureuse et proche de sa fille.

Dans le monde de Lisa, la mer est montée et a submergé des terres, des îles et des rivages. Chacun s’adapte à la chaleur avec des brumisateurs publics, la végétalisation pousse dans les villes où l’on cultive jardins et potagers.

Les vêtements sont thermorégulateurs. On vit comme dans le Sud, habillé léger. L’art de la romancière est de faire un parallèle entre la quête de Lisa, ses angoisses, ses doutes et l’environnement qui influence son état psychologique. Ici, tous les objets sont connectés, on vit sous l’œil des caméras, en compagnie de robots, tout va vite, tout se sait.

Fini la solitude, fini l’intimité. On vit très vieux. Tout se soigne. Mais est-on plus heureux ? Sans nous alerter, la romancière laisse pointer la nostalgie d’un temps où les livres existaient – sa mère a été bibliothécaire. Un monde où l’on vivait caché, en paix. Et au frais ! Lorsque Lisa découvre le journal de sa mère, elle sait qu’il ne lui reste que les mots, pour se livrer, retrouver le passé, réinventer l’avenir et aimer le présent. Un très beau roman qui nous interpelle.

 


« La mer monte »
d’Aude Le Corff – Éditions Stock
252 pages – 19,50 Euros

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