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Patrick Poivre d’Arvor : la vengeance du loup et les illusions perdues

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« Charles aimait les crépuscules ». Dès la première phrase, nous savons que nous sommes en présence d’un héros romantique, un de ceux qu’affectionne Patrick Poivre d’Arvor, ceux d’Alexandre Dumas, de Châteaubriand, de Balzac ou de Stendhal.

Ceux que nous aimons car ils rêvent leur vie, ils la brûlent, ils se créent un destin. A dix ans, Charles ne s’estime pas et se donne un défi : devenir président de la République. Deux ans plus tard, avant de mourir, sa mère lui révèle que son vrai père est un acteur connu, Jean-Baptiste d’Orgel. Son monde bascule jusqu’à ce que l’étudiant décide de rencontrer cet homme à qui il avoue ses ambitions. Bienveillant, Jean-Baptiste lui raconte l’histoire de sa famille, surtout celle du grand-père de Charles et de ses amours clandestines, du temps de l’Algérie coloniale. Le vieux loup aidera notre Rastignac à gravir les échelons vers le pouvoir, sa manière de se venger de la malédiction familiale. Un roman subtil, tendre et passionnant sur les illusions perdues, les liens père-fils, la transmission entre trois générations. La plume élégante, limpide et musicale de Patrick Poivre d’Arvor caresse ses personnages et nous les rend terriblement attachants.

La vengeance du loup, de Patrick Poivre d’Arvor (Grasset)

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