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Européennes : Sandro Gozi (LREM) visé par une enquête menée par la République de Saint-Marin

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L’ancien sous-secrétaire d’État au sein du gouvernement de Matteo Renzi et, à présent, candidat italien de La République En Marche aux élections européennes, Sandro Gozi, fait l’objet d’une enquête menée par le ​Tribunal ​U​nique de la République de Saint-Marin.​

Selon l’agence de presse italienne Ansa​, l’ex-ministre transalpin serait suspecté d’avoir effectué une activité de conseil « fantôme » pour la Banque Centrale de Saint-Marin. Le montant payé pour l’activité de conseil de Sandro Gozi est publié sur le site de la Banque Centrale de Saint-Marin (image ci-dessous).

Une autre personne est également visée par l’enquête : Catia Tomasetti. Il s’agit de l’actuelle présidente de la Banque Centrale de la petite république. Selon l’enquête menée par le ​Commissaire de la Loi Alberto Buriani​ (une fonction similaire à celle du procureur en France)​, Sandro Gozi et ​Catia Tomasetti auraient collaboré entre eux « lors de plusieurs actions exécutives » ​faisant partie ​du « même dessin », toujours selon l’agence italienne Ansa.

Ils auraient ainsi incité le « conseil directif de la Banque Centrale de Saint-Marin » à signer « un contrat avec M. Gozi, pour une activité de conseil qui s’est révélée ensuite fictive ». L’activité de conseil​ – selon la police judiciaire coordonnée par le juge de la petite république​ – ​concernait « l’adaptation des lois de Saint-Marin afin d’harmoniser les rapports avec l’UE et les institutions étrangères ».​

 

Capture d’écran du site de la Banque Centrale de Saint-Marin, dans lequel figure le nom de Sandro Gozi parmi les collaborateurs

 

L’agence italienne​ Ansa précise aussi que l’activité de conseil « aurait été payée à M. Gozi pour un montant 220 000 euros » versés​ via des​ « virements mensuels de 10 000 euros ». A ces montants, s’ajoute « le remboursement des frais et une « success fee » (​des commissions liées à la bonne réussite du projet, ndlr) indépendamment du fait que M. Gozi y avait participé ou pas ». L’enquête a été diligentée à la suite d’une plainte qui aurait été déposée en décembre.

Dans un communiqué repris par l’agence de presse italienne Agi, Sandro Gozi a déclaré : « Je peux affirmer avec certitude de ne pas avoir reçu d’informations judiciaires à ce sujet. Cela ne me surprend pas. En effet l’activité de conseil, dont on parle, ne peut pas se prêter à des critiques ».

Pour le candidat italien de La République En Marche, cette activité « rentre dans mon domaine professionnel et la mission m’a été confiée par le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Saint-Marin, dans le respect absolu des procédures ». Pour l’ex-ministre italien, « il s’agit évidemment d’informations qui ont circulé pour me discréditer suite à l’annonce de ma candidature. »

 

 


(Photo à la une  : la Place de la Liberté où se trouve le parlement de la République de Saint-Marin – photo libre de droit par alex1965 sur Pixabay)

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