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Pop musique et pop art : Brexit ou pas, nous aimerons encore chez les Anglais leur « art sexy et coloré »

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Par Christine Giocanti – Que restera-t-il de l’amitié franco-britannique après le Brexit, s’il a lieu ? Le goût du thé, un micro pour De Gaulle, leur aide pendant la guerre en 1940, la musique des Beatles? A Paris une exposition montre le pop art anglais, « The remains of love ».

« Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne a parlé de « remainings of love » , quand on lui a demandé ce qu’il allait rester des Anglais après le Brexit. C’est ce qui m’a donné l’idée de monter cette exposition sur le Pop art anglais et je l’ai appelé « The remains of love » , derniers regards avant le Brexit‘ ».

C’est Charles-Henri Filippi qui parle, célèbre collectionneur d’art en France, anglophile, qui tient à rendre hommage aux Britanniques qui ont soutenu la France deux guerres durant, depuis l’Entente cordiale jusqu’à l’Europe de la Défense dernièrement.
Au-delà du désaccord économique, il ne faudrait pas, dit-il, « déchirer un lien fort, culturel et politique. C’est un patrimoine amical et je me désole de voir qu’on le met en danger« .

Ophelia (1977-2002, huile sur toile) – Peter Blake

 

Souvenir « d’un esprit d’agitation dynamique »
Banquier d’affaires de son état, Charles-Henri Filippi estime au passage que la position de l’Europe, qui ne veut pas changer ses lois d’un iota, il la « comprend » mais elle ne lui « plaît pas » et selon lui « on aurait dû essayer de trouver d’autres solutions » .
Raison pour laquelle il organise dans la galerie Piasa à Paris, une exposition montrant les principaux artistes du pop art anglais, « art coloré, sexy et élégant » .
Ils s’appellent David Hockney, Peter Blake, Antony Donaldson, Derek Boshier, Clive Barker, Pauline Boty, ou Gérald Laing. Ils ont été pop à Londres, avant d’aller, pour certains, s’installer aux Etats-Unis dans le sillage de Warhol.

The fictitious Lady Wrestler (2002)-Peter Blake

 

C’est un pop art plus intimiste que celui des Américains, un art qui parle de cinéma italien, de Venise, de Paris, de Formule 1. Un art pleinement européen, encore inspiré de l’art moderne ou de périodes plus anciennes, avec une envie folle de les bousculer.
« Cet art exprime l’avènement d’une nouvelle classe moyenne, dans un esprit d’agitation dynamique et non d’agitation amère comme nous la connaissons aujourd’hui en France » , explique Charles-Henri Filippi.

The Remains of love permet ainsi de voir une œuvre de David Hockney. Il photographie John St Clair en 1972, nageant dans une piscine, qui rappelle l’iconique Bigger Splash qu’il a peint en 1967 et qui est actuellement conservé en France dans les collections du Centre Georges Pompidou.

THE REMAINS OF LOVE
Dernier regard avant le Brexit ?
Exposition du 30 mars au 16 avril 2019
118 rue du faubourg
Saint-Honoré 75008 Paris
www.piasa.fr

 

( Visuel de Une : Study for Summershot (1964 – acrylique sur papier) – Anthony Donaldson – courtesy Piasa)

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