Alain Jaspar : la réussite d’un roman sur les gitans

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Rares sont les romans qui parlent avec tant d’humanité des gitans, de plus à travers une intrigue très bien ficelée.

Frank, gitan d’Argenteuil, sabote le tournage d’un film, mettant le feu au matériel. Frank et sa femme, Mériem ont sept enfants. Mériem n’en peux plus, n’en veut plus. Séverine, 40 ans, la femme de Julien, avocat commis d’office, souffre de dépression car elle ne peut avoir d’enfant. Elle se lie avec Mériem et lui propose d’adopter de façon illégale son dernier bébé. Cette relation d’entraide entre deux femmes que tout oppose est le cœur de ce roman bouleversant qui nous interroge sur deux mondes, celui des gitans et celui des bourgeois. On est pris par cette histoire écrite avec de la chair et des couleurs, par ces marginaux attachants, par l’amitié entre femmes, par cette affaire qui débouche sur un procès dont le dénouement n’a rien de pathétique. Une réussite.

Pleurer des rivières, d’Alain Jaspar, (HO, Parution le 23 août 2018 )

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