Marike Van Dijk -Photo_by_Kees Muizelaar

Marike Van Dijk : « New York relie tous les artistes de cet album »

Marike Van Dijk, la jeune saxophoniste et compositrice a trouvé à New York l’effusion musicale suffisante pour construire ce beau projet autour de Jeff Taylor et de Katell Keineg. The Stereographic Project est donc né au coeur de Manhattan. Marike Van Dijk en parle comme « d’un album de musique de chambre jazz cinématique ». Pour nous, Français, qui aimons les cases et les boîtes bien rangées, la description peut surprendre mais le contenu est abondamment nourri par des musiciens de talent. PUTSCH a donc rencontré Marike Van Dijk pour en savoir plus.

propos recueillis par

Cet album est présenté comme « un album de musique de chambre jazz cinématique ». Pouvez-vous nous éclairer cette appellation ?
La chambre cinématographique de jazz est un terme que d’autres ont utilisé pour définir ma musique. Sur le précédent enregistrement du projet Stereography, toutes les chansons étaient instrumentales (sauf une). Des journalistes et certains de mes amis l’ont souvent décrit comme cinématographique. Cet album a toujours cette sensation cinématographique et orchestrale, bien que les chansons de ses auteurs sont quelque part d’avant-garde.

Pourquoi avoir décidé de travailler avec Jeff Taylor et comment avez-vous abordé cet album ?
J’ai décidé de travailler avec Jeff Taylor et Katell Keineg, parce que j’ai vraiment aimé écrire un arrangement vocal pour mon dernier album. Il y a notamment l’arrangement d’une chanson des Beatles. Je souhaitais donc travailler plus profondément sur le chant avec cette formation.
Pendant mon séjour à New York, j’ai vu beaucoup de concerts de jazz et j’ai étudié le jazz à NYU. Mais après quelques années, j’ai fréquenté de plus en plus des salles de pop musique. C’est à ce moment que j’ai vu Jeff Taylor jouer dans un super endroit à New York, appelé Rockwood Music Hall. Et j’ai rencontré Katell Keineg grâce au producteur de cet album, Ruben Samama. Il connaissait bien Katell et il m’a présentée à elle.
Ce fut quelque chose d’énorme pour moi de demander à ces chanteurs de travailler avec moi, parce que nous ne nous connaissions pas du tout et qu’ils allaient devoir mettre leurs chansons entre mes mains. Je pense que nous avons tous fait quelque chose de génial.
Puis je souhaitais ardemment amener avec moiu des chanteurs à aux Pays-Bas, des personnes qui ne seraient jamais venus ici sans ce projet. New York a tellement de talents que, bien souvent, ils ne quittent pas la ville. Et je souhaitais en ramener une partie aux Pays-Bas.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur The Stereography Project ?
Le projet Stereography est un projet que j’ai commencé pendant mes études à l’Université de New York. C’est un groupe d’individus extraordinaires, de jeunes musiciens incroyables et talentueux autant que des gens formidables.
Le groupe de New York existe depuis 2013, depuis que nous avons joué lors de mon dernier récital à NYU. Le groupe néerlandais est né lorsque j’ai voulu faire quelques concerts aux Pays-Bas. Faire voyager plus de 11 personnes n’est généralement pas possible. Mais je les ai choisis car ils sont uniques, et que cela rend le groupe tellement spécial. J’espère que nous continuerons à jouer ensemble pendant de nombreuses années !

Pourquoi avoir décidé de travailler sur ce projet ?
Je souhaitais composer plus spécialement pour les instruments à cordes et prendre des cours de composition pour grand ensemble à l’université de New York. C’est vraiment comme ça que tout a commencé.

Quelle est la place de New York dans cet album ?
New York a clairement une place importante, parce que c’est ce qui nous relie tous. C’est là que j’ai commencé The Stereography Project, où Jeff passe la plus grande partie de son temps musical, où Katell a passé beaucoup de temps (la chanson At The Mermaid Parade est située à New York, à Coney Island). J’ai rencontré à New-York Samama, le producteur de cet album. Nous avons étudié ensemble à Manhattan School of Music. Donc, en ce sens, c’est là que tout s’est déroulé. New-York est le dénominateur commun de nos histoires, de nos voyages musicaux.

Marike Van Dijk. by Lily Chen

 

Pourquoi ce nom Stereography ?
Le nom de stéréography vient de 2 idées. J’ai aimé Stereo et Graphic en tant que mots séparés pour décrire la musique et cela signifie aussi créer de la profondeur (d’une image 2D à une image 3D). J’ai aimé cette idée de mettre de la musique sur une feuille de papier, qui est en 2D et quand on la joue, elle prend vie et on crée de la profondeur, un nouveau «monde» ou ou une nouvelle dimension. C’est toujours quelque chose d’incroyablement magique pour moi.

 

Marike Van Dijk
Stereography Projet
Feat Jeff Taylor & Katell Keineg
www.marikevandijk.com

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