Grand bassin : le roman subtil et tendre d’Elodie Llorca

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Comédienne et scénariste, elle a obtenu le prix Stanislas pour son premier roman, La Correction, en 2016.

Quand ce jeune homme quitte le Norrland, en Suède et sa mère pour venir en France, Per est accueilli par Ivar, 49 ans, un ami de sa mère. Afin de lui permettre d’être embauché comme agent d’entretien à la piscine municipale, Petit Olympique, celui-ci le fait passer pour son neveu et l’entraîne à devenir maître-nageur, comme lui.
Mais Ivar meurt d’un anévrisme. Per, désespéré de perdre un protecteur qui lui rappelle son père parti très tôt du foyer, découvre dans les affaires d’Ivar un bracelet qui appartenait à sa mère. Entre questions sur ses origines et souvenirs, Per collectionne les objets perdus des baigneurs. Etrangement, grâce à eux, il reconstitue le passé d’Ivar.
Un roman subtil, tendre et bouleversant sur la quête du père et la force de l’amour filial. Un très bon roman , pour l’écriture sans effets, mais juste, pour l’histoire à la fois originale par cette collection d’objets, comme autant de talismans, de petits cailloux qui jalonnent les recherches de Per, obsédé par son père. Pour les portraits d’Ivar, rustre et taiseux, et de Per dont le chagrin étreint. Pour l’évocation des gens et des pays du froid, des ports.

« Grand bassin », d’Elodie Llorca (Rivages)

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