Bette Smith : la naissance d’une diva soul

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Vous aimez Betty Davis, Tina Turner, ou Etta James mais vous avez envie d’écouter du neuf, du moderne, de l’actuel ? Alors c’est le moment de découvrir le premier album de cette nouvelle diva soul.

Encore inconnue chez nous, Betty Smith publie un premier album marqué par le blues, la soul et la pop.
Bette Smith a grandi dans le quartier chaud de Bedford-Stuyvestant à New York, où elle a chanté gospel, soul et blues. Logique donc qu’elle remette au goût du jour cette formule efficace qui a a fait les heures de gloire de ses ainées Betty Davis, Tina Turner (la période Ike Turner) et bien sûr Etta James.
Un rythm’n blues doté de refrains organiques qui prend solidement appui sur une voix rocailleuse et robuste. Voilà 10 titres au son lumineux et joyeux sur lesquels elle insuffle un zeste de rock 70’s et une belle âme soul. Pour se faire, Bette Smith a recruté le producteur Jimbo Mathus, fin connaisseur des musiques noires qui a joué autrefois avec la légende du blues Buddy Guy. Ses arrangements nous replongent au cœur des 60’s et le mettent évidement en vedette avec ses belles parties de guitares et de claviers, rehaussés par des cuivres puissants de Marc Franklin et Kirk Smothers, le tout étant boosté par la section rythmique signée Matt Patton (basse) et Bronson Tew (batterie).
Bette Smith élabore sa musique avec une recette toute simple : des sons de guitares clairs et épurés pour les couplets, qui insiste sur le lyrisme des voix pour finir par une section de cuivres chauffée à blanc.

Dès le premier titre, ça commence très fort. Sa reprise du « I Found Love de Lone Justice » éclate dans les baffles, histoire de bien marqué le territoire. Suit un « Jetlagger » aux harmonies vocales et guitares psychédéliques. « I Will Feed You », chanson composée par Betty Smith, s’ouvre avec un chœur gospel et une guitare acoustique, nous offrant un paysage sonore rêveur et spirituel.
Un riff de guitare entêtant ouvre ce« Shackle & Chain », puissant carburant de funk et de rock où un beau mariage de d’harmonies vocales planent en apesanteur au dessus des refrains. Suit  » Do Your Thing », excellente reprise d’Isaac Hayes au riff de guitare accrocheur et aux parfums funk dans la lignée des Sly & the Family Stone . « Manchild », aux guitares mordantes à la construction sonore alambiquée rappelle le meilleur de Tina Turner. Suivent « City in the sky » balade magnifique et «Running » un titre chaloupé aux faux accents stoniens doté lui d’un refrain catchy. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas entendu ce mélange de force brute et de volupté sucrée dans une production aussi scintillante. Les chansons collent à ce son rythm’n blues qui transpire les racines profondes du Sud tout en offrant des torsions modernes et intéressantes. A mi chemin entre soul et blues, voilà album que vous allez écouter en boucle. On parie ?

Bette Smith – Jetlagger
En concert au Sunset, Paris le 03 mai 2018
www.bettesmith.net

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