Vikash Dhorasoo : « J’ai jeté de l’huile sur le feu et je me suis brûlé »

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De cadet d’une famille de Mauriciens du Havre à exemple pour la jeunesse. De représentant de la nation à indésirable au Paris Saint-Germain. Son histoire, c’est « celle d’un mec qui aimait jouer avec ses pieds ».
1,69 mètre, du talent à (re)vendre, le grand écart entre une barre d’immeubles et les règles du capitalisme, la croyance farouche en les utopies et la possibilité qu’elles aboutissent, un franc parler que le monde du ballon rond n’apprécie pas davantage que la république des ronds de jambe. « J’ai jeté de l’huile sur le feu et je me suis brûlé ». A vingt-cinq ans, on est bankable, admirable, redoutable. A trente-trois, on n’est plus que le salarié d’une entreprise de football. Celui qu’on appelle familièrement Vishnu raconte un parcours fait de hauts et de bas, de joies simples et de déceptions grand format. Sans haine, avec un désenchantement qu’il ne veut pas seulement reprocher aux autres. De Caucriauville à Paris, en passant par Milan, l’itinéraire d’un enfant gâté, dans tous les sens du terme. De « Je lève les yeux au ciel. C’est beau » à « Les gens de gauche dans le foot sont des salauds ».

« Comme ses pieds », Vikash Dhorasoo, Seuil, 17 €

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