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Viktor Vincent : le mentaliste virtuose exhibe les liens invisibles

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Par Eloise Bouchet – Viktor Vincent, mentaliste virtuose, se fait connaitre du grand public en participant à des émissions télévisées où il devine la pensée des invités ou encore leur numéro de carte bancaire.

En 2015, il reçoit le Mandrake d’or, prix décerné au plus grand illusionniste du monde. Dans son nouveau spectacle, « Les Liens invisibles », l’artiste propose une expérience onirique et magique, qui défie l’entendement… Un véritable enchantement, au sens propre.

Des pouvoirs surnaturels, Viktor Vincent, moustache à l’impériale et costume à carreaux vintage, assure qu’il n’en a pas. Ses facultés hors normes tiennent à un mélange d’acuité, d’empathie et de psychologie. Et bien sûr, d’entraînement. Digne héritier de Jean-Eugène Robert-Houdin, l’un des grands inventeurs de la magie moderne au XIXe siècle et disciple de l’illusionniste Daniel Miraskill, l’artiste nous invite, dans Les liens invisibles, à un voyage dans le temps, une traversée du miroir, à la Cocteau.

Existe-t-il des liens entre nos destins? Sommes-nous les fragments d’une totalité brisée? C’est en tout cas la conviction de l’artiste qui, à travers des expériences collectives et individuelles, où le public est largement mis à contribution, cherche à dévoiler ces connexions secrètes.

L’originalité du spectacle réside dans l’articulation ingénieuse de numéros de mentaliste « bluffants » et de la narration de trois destins qui sont liés: celui d’une New Yorkaise qui, le 11 septembre 2001, retrouva un livre qu’elle posséda enfant; celui d’un paysan ukrainien foudroyé 23 fois au cours de sa vie; celui d’un groupe d’étudiants en sciences qui survécut à une mystérieuse explosion. Chacun d’entre eux est comme les morceaux d’un verre cassé : isolé, singulier mais partie intégrante d’un Tout.

En émaillant ce fil narratif d’expériences participatives, l’artiste révèle peu à peu les liens qui unissent également les spectateurs entre eux, et la magie opère immédiatement. Les adultes retrouvent les paradis de l’enfance ; les plus jeunes le nourrissent. Et si l’on est parfois tenté de décrypter les tours, on se laisse finalement ravir par un spectacle proche du conte merveilleux, sublimé par la musique de Philip Glass et une scénographie esthétique qui repose sur la dialectique visible-invisible.

« On n’échappe pas à son destin », nous dit l’artiste. Le nôtre était de nous retrouver au théâtre des champs Elysées, ce soir-là.
Et Viktor Vincent nous prouve que ce n’est pas le simple fruit du hasard.

Les liens invisibles – Auteur, artiste, metteur en scène: Viktor Vincent

La Comédie des Champs Elysées
Les mardis, mercredis, jeudis, vendredis, samedis à 20h30
Les dimanches à 16h.
Dimanche 31 décembre, à 20h30.

( Crédit photo / Lisa Le Sourd)

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