Iphigénie en Tauride : la grâce comme rempart à la barbarie

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Par Olivier Frégaville-Gratian D’Amore – Face à la sauvagerie cruelle des hommes, une voix féminine s’élève poétique et humaniste. Refusant tout compromis, préférant la transparence aux mensonges, elle se livre sans fard dans un plaidoyer vibrant qui touche cœur et raison. En mixant vers et prose de Goethe, Jean-Pierre Vincent livre un spectacle puissant mais bancal qui séduit par l’intensité des mots et déroute par le jeu trop accentué voire burlesque des comédiens.

Le soleil semble brûler le sol ocre devant les immenses colonnes de ce temple de Diane, situé en bord de mer. Souillé de sang séché, un autel de sacrifice trône au premier plan avertissant les voyageurs qu’ils ne sont pas les bienvenus en Tauride (actuelle Crimée). En fond de scène, un arbre de bronze offre un peu d’ombre et de répit aux fidèles. Il masque légèrement les reflets argentés et chamarrés de la mer en contre bas. Une femme, cheveux noirs, courts, tenue blanche immaculée, apparaît. Elle semble agitée. C’est la grande prêtresse. Regardant l’horizon, les yeux dans le vague, …

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