Le Prix Edgar Faure : une soirée pas comme les autres pour un Prix pas comme les autres

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Par Sophie Sendra – La soirée du 24 novembre 2015 fut marquée par l’attribution du Prix Edgar Faure consacrant le meilleur ouvrage politique de l’année. L’ouvrage en question a été écrit par Arash Derambarsh à qui nous avons réservé une place de choix en Une du bscnews.fr quelques jours avant : un article prémonitoire.

Ce Manifeste contre le gaspillage (Editions Fayard) préfacé par Mathieu Kassovitz et Jean-Jacques Eledjam (Président de la Croix Rouge Française) engage tout un chacun à revoir sa copie en matière de gaspillage alimentaire, aussi bien les politiques publiques, les particuliers que les acteurs de la vie économique. Ce livre est d’autant plus important qu’il met en exergue la question de savoir à quel point il est primordial de lier l’économie, la politique, l’environnement et l’humain. A la veille de la COP21 qui se tiendra à Paris dans les jours qui viennent, La Prix Edgar Faure récompense un combat contre la pauvreté, mais aussi un manifeste pour une politique environnementale digne de ce nom.
Toute la portée symbolique de cette soirée hors-normes est que le Prix « Le Regard d’Edgar », Prix des Internautes, a été décerné à l’ouvrage Politique et Ethique : regards croisés (Editions Bart and Jones), sous la direction de Nathalie Bordeau et David-Xavier Weiss (préfacé par Alain Juillet). Ce livre interroge sous différents angles l’éthique, la déontologie, la démocratie, les valeurs, le pouvoir et la manière dont ces thèmes s’articulent dans la communication et le domaine politique.
Au-delà des ces récompenses, cette soirée fut très particulière. Après les attentats du 13 novembre 2015 et la mise en place de l’état d’urgence, la Mairie du XVIème Arrondissement de Paris fut contrainte d’annuler la grande réception prévue pour la remise du Prix. Afin de faire perdurer celui-ci, la mémoire d’Edgar Faure et sa pensée politique, il a été décidé de le maintenir. Quoi de plus normal étant donné le rôle qu’a joué d’Edgar Faure dans la lutte contre la Barbarie. Il était donc impossible de passer à côté de cette « résistance ». C’est avec une grande générosité que Marie-Thérèse Bertini a accepté d’accueillir au sein du siège de sa société MTB, les membres du Jury 2015 : Isabelle Debré, Olivier Dassault, Jean-Christophe Lagarde, Luc Carvounas, Claude Goasgen, Lorraine Fouchet, François Patriat, Rama Yade, Najwa El Haïte, Jean-Philippe Pierr, Eric Trublet, Jean-Louis Testud, Bernard Granger, David-Xavier Weiss, Gonzague Saint-Bris, Viviane Neiter, Rodolphe Oppenheimer. La presse était également conviée.
Docteur en Philosophie et Chef d’entreprise, Marie Thérèse Bertini, elle-même auteure de nombreux ouvrages dont La Révolution de l’Emploi (Editions Marie B) et Pour des têtes bien faites, les fondements d’une nouvelle école (Editions L’Esprit du Temps), a su dire malgré le temps des circonstances tragiques, lors d’un discours d’ouverture, à quel point il était essentiel de publier des ouvrages, de lire et de continuer à soutenir la parole libre et humaniste. Ce discours fut suivit par celui du Président de l’Association Edgar Faure, Rodolphe Oppenheimer qui rendit un hommage appuyé à son grand-père en rappelant que le rôle du politique est de prendre de la hauteur et de se rassembler autour de causes nobles. En respectant une minute de silence en hommage aux victimes des attentats, c’est l’esprit de rassemblement qui a été mis en avant ce soir là.
Enfin, il faut souligner le travail formidable du Sculpteur Arnaud Kasper dont la statuette évoque le visage d’Edgar Faure. Une véritable œuvre d’Art qui a toute sa place aux cotés des Césars et Molières. Une très belle récompense en soi.

Les droits du livre d’Arash Derambarsh seront reversés à la Croix Rouge Française ainsi que ceux du Prix « Regard d’Edgar » prix des internautes le seront à L’Association Le Refuge (accompagnement social pour les jeunes victimes de l’homophobie).

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