Ndobo-Emma : le succès musical depuis un appartement

par

Par Nicolas Vidal – Nbodo-Emma a beaucoup évolué depuis son plus jeune âge dans le domaine artistique et scolaire : la danse, des études de cinéma de théâtre et de Lettres.

Puis, elle a découvert la guitare et sa passion pour la musique est venue insensiblement jusqu’à qu’elle se lance dans un projet plus structuré. Aujourd’hui la jeune guitariste, grâce à Gumguts, s’est mesurée à un genre particulier de scène : le concert en appartement. Ndobo Emma nous en dit plus sur ces débuts, sur sa jeune carrière et sur l’apport de Gumguts en tant qu’artiste.

Ndobo Emma, une trajectoire personnelle très variée aussi bien au niveau scolaire que personnelle ? Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
Oui, j’ai un parcours varié en effet, mais toujours dans le domaine des arts, j’ai étudié la danse contemporaine, le théâtre, le cinéma, et l’année dernière j’ai appris les rudiments de la guitare au Jam de Montpellier. Au départ, je voulais devenir danseuse professionnelle, je suis partie de chez mes parents à 15 ans pour étudier la danse à Paris, mais je n’avais pas une bonne résistance physique, je me suis beaucoup blessée. J’ai donc repris des études plus classiques, une classe préparatoire lettres et théâtre, mais la danse m’appelait toujours. Au bout de trois ans, j’ai repris le conservatoire à Montpellier et les auditions. Mais de nouveau, j’ai abandonné car je ne supportais plus de me blesser continuellement. J’ai rencontré la musique lors de la difficile période de la classe prépa, j’ai commencé à gratouiller la guitare acoustique et à chanter des reprises et cela m’a tout de suite rendu très heureuse. Aujourd’hui j’y consacre tout mon temps libre, cela me passionne.

Est-ce que cela a influencé votre jeune carrière artistique ?
Oui toutes ces épreuves notamment liées à mon parcours en danse m’ont « forgé le caractère » et ont sans cesse confirmé mon désir d’être sur scène.

Comment vous êtes-vous plongée dans la musique ?
La musique est très présente dans la « culture familiale » : mon père écoutait beaucoup de musique afro-américaine, blues, rock’n’roll, soul, funk (James Brown surtout, son idole) et camerounaise car c’est son pays d’origine. J’ai quatre grands frères qui ont baigné dans la culture hip-hop donc certains artistes passaient littéralement en boucle à la maison : Tribe Called Quest, Lucy Pearl, Lauryn Hill, D’angelo, les Neptunes. Et mes études en danse m’ont permis de m’ouvrir à toutes sortes de styles: baroque, classique, chanson française, musique contemporaine, abstraite, etc.

Malgré votre jeune âge, vous avez une singularité musicale déjà bien affirmée. D’où avez-vous tiré vos influences ?
Merci, je suis touchée que vous disiez cela. Concrètement je ne sais pas bien ce qui m’influence car lorsque je compose, je fais le vide dans mon esprit, et je me focalise sur mon « chant intérieur ». Mais je dirais qu’il y a deux versants dans ma musique : un côté soul, très classique, j’adore découvrir des chanteurs et des compositeurs des années 60 et 70, il en existe tellement qui sont brillants et méconnus, c’est hallucinant. Et un côté légèrement plus expérimental, lié à mon goût pour l’improvisation, pour la néo-soul, le hip-hop et le jazz. Shuggie Otis représente bien cette double influence pour moi, son premier album est un bijou.

Pouvez-vous nous parler de votre collaboration avec Gumguts ? Qu’est-ce que cela vous a apporté ?
Gumguts a représenté un beau défi pour moi car c’était la première fois que je jouais mes chansons en groupe. J’ai travaillé avec deux musiciens beaucoup plus expérimentés pour l’occasion (un claviériste/bassiste et un guitariste/percussionniste) et on a beaucoup réfléchi aux arrangements pour présenter un show le plus abouti possible. Car Gumguts c’est une équipe composée de professionnels investis et passionnés. On sent qu’ils veulent vraiment mettre en valeur votre projet et je me suis sentie très chanceuse qu’ils me contactent. Et ils font tout cela bénévolement !
C’était une super expérience professionnelle et humaine mais qui m’a également permis de préciser un peu plus ma direction artistique car depuis j’ai fait une école de musiques actuelles et j’ai rencontré beaucoup d’autres musiciens, et ma musique n’a aujourd’hui plus du tout le même visage.

Quels sont vos projets en cours ?
Je prépare actuellement mon premier EP, qui sortira courant de l’année prochaine, mais vous pouvez déjà venir l’écouter en direct, lors des concerts.

Où pourra t-on vous voir sur scène dans les semaines à venir ?
Des dates sont en cours de discussion à Montpellier, Paris et Bruxelles je l’espère, vous pouvez suivre mon actualité sur ma page facebook.

Ndobo-Emma

Lire aussi :

Sollex : un artiste-entrepreneur qui roule bien

Lartigo : Hipster Patois, un nouvel album punchy

Arthur Le Forestier : un EP romantique et textuel

Le Comptoir des Fous : de la musique et de la fête

Zo : road movie et rencontre dans les Paradis ordinaires

Laissez votre commentaire

Il vous reste

4 articles à lire

M'abonner à