Edmonson

Kat Edmonson: une texane qui dépoussière le jazz vocal avec assurance et candeur

Par Nicolas Vidal – bscnews.fr/ Crédits photos : Florence Montmare/ Elle est texane. Elle a été virée d’American Idol. Elle n’aime pas les courants ni les cases. Elle a appris à chanter sur la scène de l’Elephant Room à Austin. Kat Edmonson est l’un de nos gros coups de coeur musicaux de cette fin d’année avec cet album léger, pétillant et délicat. Courez découvrir cette jeune Américaine qui dépoussière le Jazz vocal avec une assurance et une candeur remarquable. Le BSC NEWS ne pouvait pas passer à côté et l’a rencontrée.

propos recueillis par

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur vos influences musicales ?
Quand j’étais très jeune, je regardais constamment de vieilles comédies musicales avec Danny Kaye, Bing Crosby, Fred Astaire et Gene Kelly. J’ai appris leur façon de chanter et cette appropriation de leurs chansons. Je fais toujours de la musique d’une manière cinématographique. Je visualise très souvent les scènes quand j’écris et quand je joue, mon seul but est d’exprimer le sentiment de la musique et les paroles avec autant de précision que possible.

Vous avez commencé à chanter à l’Éléphant Room, un club de Jazz à Austin. Ces débuts ont-ils été importants pour votre carrière ?
Je fréquentais l’Elephant Room quand j’avais 20 ans. Je n’avais aucune idée de sur la manière de devenir musicienne professionnelle. Je n’avais jamais joué d’un instrument et je n’avais suivi aucune formation musicale. Je connaissais juste quelques chansons américaines classiques. C’est à l’Elephant Room que j’ai pu faire mes classes. Je n’avais même pas besoin de connaître les musiciens. Je montais sur scène pour proposer une chanson et ils la jouaient. Cela m’a permis d’accéder à la scène. Ce fut pour moi une belle visibilité. J’ai été invitée à assister ç des concerts puis j’en ai donné à mon tour. Je suis très rapidement devenue un membre actif de la scène musicale d’Austin.

Un premier album autoproduit qui entre rapidement dans le TOP 20 du classement du Billboard. Qu’est-ce qui a déclenché cet enthousiasme autour de cet album ?
Je ne sais pas à vrai dire pourquoi les gens s’identifient à ma musique en particulier. Mais ils le font. C’est une consécration pour moi que de savoir que je peux toucher les gens dans l’intimité grâce à ma musique.

Pourquoi avoir fait le choix d’un album uniquement composé de chansons originales ?
L’album n’est pas entièrement original. Il y a quelques chansons que je n’ai pas écrites.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le titre de cet album ?
« Way Down Low » exprime la profondeur de ma plus grande joie, mais également de ma plus grande peine.

Comment avez-vous pensé à ce financement sur Kickstarter ?
Je suis très reconnaissante car grâce à ce système j’ai pu récolter une très grande somme d’argent en peu de temps. Je suis très heureuse de l’avoir fait et cela a considérablement renforcé ma relation avec mes fans et mon public.

Si vous deviez définir cet album en deux mots, quels mots choisiriez-vous ?
Un amour profond !

Est-il vrai que vous composez vos chansons depuis l’âge de 8 ans ?
Oui et peut-être même plus tôt ! Je me souviens avoir écrit ma première chanson à cet âge. C’était une chanson country. Je tiens toujours à moi comme à une bonne chanson

Quels sont les secrets de création de ce nouvel album ?
Mon plus grand secret est de croire dans l’inconnu. Lorsque je crée, je passe la plus grande partie de mon temps à rêver à ce à quoi pourraient ressembler mes chansons. J’ai même dansé sur de la musique à laquelle je pense. J’ai une grande confiance dans mes rêves. Je ne sais pas d’où cela me vient, mais j’ai toujours cru que j’étais destinée à de grandes choses et c’est à partir de cette conviction que je crée.

Nos confrères du New York Times ont dit de vous  » Fresh as a spring bouquet » , qu’est ce que cela vous inspire ?
J’aime beaucoup être perçue de cette façon. C’est un grand honneur pour moi.

Quel rapport avez-vous avec les courants et les clubs de Jazz ?
Je ne me sens vraiment pas faire partie d’un courant, en fait. J’habite à New York maintenant et j’ai beaucoup d’amis qui sont dans des courants différents. Moi, je tiens à rester en dehors de cela. C’est drôle, mais je me suis toujours senti comme ça, même à l’école. J’ai toujours eu beaucoup d’amis, mais je ne me suis jamais senti appartenir à un groupe. Peut-être que je n’ai tout simplement jamais voulu. Je ne suis pas bien sûre. Quoi qu’il en soit, je tire ma force dans l’indépendance.
Je vais dans des clubs de jazz de temps en temps pour y écouter de la musique, mais je vais aussi dans des clubs de rock très fréquemment. Je vais également au théâtre et à l’opéra, aux spectacles de danse et au cinéma.

Où pourrons-nous vous voir en concert dans les prochaines semaines ?
Je jouerai en première partie de Jamie Cullum à la Paloma (Nîmes) le 30 novembre 2013 et au Rocher de Palma, le 1er Décembre 2013 à Bordeaux, ainsi qu’en tête d’affiche de mon propre spectacle au New Morning le 2 Décembre 2013 à Paris.

Way Down Low
KAT EDMONSON
Okhey Records

A découvrir aussi:

Laborie Jazz : le label qui monte

Leila Olivesi : Un amour profond pour le jazz et la philosophie

orTie : le nouveau et talentueux duo du Jazz français

Champian Fulton : la fille du Jazz

Laurent de Wilde :  » Je ne suis pas plus responsable du style de ma musique que de la forme de mon nez »

Il vous reste

4 articles à lire

M'abonner à