Angoulême 213

Angoulême 2013: Rencontre dessinée avec Lucas Varela

Par Julie Cadilhac –Bscnews.fr/ Lucas Varela est un auteur argentin ; né à Buenos Aires, après des études de graphisme, il travaille pour des quotidiens comme dessinateur et graphiste. Parmi ses ouvrages édités , on trouve La corne écarlate ( SAF), L’héritage du colonel ( Delcourt) et Paolo Pinocchio, son premier album en tant qu’auteur […]

propos recueillis par

Par Julie Cadilhac –Bscnews.fr/ Lucas Varela est un auteur argentin ; né à Buenos Aires, après des études de graphisme, il travaille pour des quotidiens comme dessinateur et graphiste.

Parmi ses ouvrages édités , on trouve La corne écarlate ( SAF), L’héritage du colonel ( Delcourt) et Paolo Pinocchio, son premier album en tant qu’auteur complet ( Éditions Tanibis). Il est en résidence aujourd’hui à la Maison des auteurs d’Angoulême pour réaliser La plus longue journée de l’histoire, une bd muette: une comédie dans laquelle on découvre notamment un extraterrestre et un robot ménager , se livrant à de fréquentes introspections et en conflit avec d’autres machines créées elle aussi par son inventeur. Chaque planche y respecte une disposition symétrique en 8 cases qui confère une structure monotone  » pour se débarrasser de tous les effets annexes de la bd et se concentrer dans des cases simples sur l’histoire « . Pourquoi une forme muette? « Une forme de rébellion contre les scénaristes », dit-il en plaisantant. L’univers de Lucas Varela , atypique et déjanté, est cependant nourri par de très nombreuses références culturelles dont La divine Comédie de Dante. Il a dernièrement d’ailleurs dessiné quatre planches mettant en sćene Dante et son chien Virgile effectuant une descente aux Enfers pour réfléchir sur la question de la douleur… L’occasion d’y perdre ses intestins et de faire des rencontres toutes plus macabres et burlesques les unes que les autres. Les histoires de Lucas Varela puisent dans l’absurde et sont souvent éloignées de la réalité . Y règne un humour décalé fort séduisant. « Quand je commence un dessin, je préfère partir dans l’improvisation et voir ce qui sort, une opération de trampoline ». Lors de cette rencontre dessinée, Lucas Varela est parti d’un crayonné au bleu et a montré comment, sur une vignette, il procédait ensuite à l’encrage; c’est son moment préféré , a -t-il confié, car c’est le moment où l’auteur déconnecte et se détend  » je peux faire l’encrage en écoutant de la musique et ai besoin de moins de concentration ». Quelqu’un dans la salle lui a demandé la situation de la bd en Argentine:  » Le monde de la bd en Argentine. Rien de comparable à la France et il y a très peu d’éditeurs » . Quels sont ses mentors?  » Mon inspiration ne vient pas d’auteurs argentins mais de la ligne franco-belge ». Un auteur à découvrir assurément.

Rencontre dessinée avec Lucas Varela- 2 février 2013 – salle Odéon au Théâtre d’Angoulême .

A lire aussi:

Angoulême 2013 : Ekho, une édition limitée pour le Festival

Angoulême 2013 : Jul et Vuillemin évoquent le dessin de presse

Angoulême 2013: Dessine-moi 40 ans de Festival

Il vous reste

4 articles à lire

M'abonner à