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Salomé Leclerc : une rencontre de mots et de notes

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Par Julie Cadilhac – bscnews.fr / Salomé Leclerc est une jeune femme québécoise de 26 ans, auteure-compositrice et interprète. Sous les arbres est son premier album, réalisé en grande partie par Emily Loiseau. Sa voix rauque et fragile et ses mélodies folk&pop accompagnent des textes délicats où la nature est omniprésente. Rencontre en mots et en notes avec la voix élue en 2012 « découverte francophone » par les radios francophones publiques !

Si vous deviez raconter en quelques mots à nos lecteurs l’endroit où vous avez grandi, vous diriez…?
J’ai grandi où tous les enfants rêvent de grandir ; dans une maison de campagne avec beaucoup d’espace autour, des arbres, la forêt, un lac où aller patiner l’hiver. J’ai quitté la maison familiale en 2003 pour m’installer à Montréal, mais j’ai toujours ce besoin d’y retourner assez souvent pour me ressourcer.

La musique, c’est d’abord une passion familiale?
Totalement. J’ai commencé à faire de la musique avec mes deux grands frères alors que j’avais 10 ans. Si eux n’avaient pas été là à ce moment, je ne sais pas si je ferais carrière là-dedans aujourd’hui. Mes parents quant à eux étaient et sont toujours de grands consommateurs de musique. C’est très familial.

Vous avez choisi la batterie comme premier instrument, pourquoi?
Par hasard ! Un de mes frères jouait de la basse, l’autre de la guitare et il manquait des percussions… Du Led Zeppelin, ça prend des percussions ! ( sourire). Il y a aussi qu’un de mes cousins avait une batterie chez lui et lorsqu’on le visitait, j’étais fascinée par cet instrument. Mes parents ont alors accepté d’acheter une batterie usagée pour voir si j’aimerais ça. J’ai eu la piqûre assez vite !

Salomé Leclerc – Tourne encore from Audiogram

Aujourd’hui, de quel (s) instrument(s) jouez-vous sur scène?
La majeure partie du temps je suis à la guitare électrique. J’ai aussi avec moi un harmonica et une tambourine au pied pour agrémenter. Un de mes objectifs -à court terme – est de jouer des percussions sur scène. J’aimerais qu’il y ait dans mon spectacle un clin d’œil à mes débuts.

C’est lors des rencontres d’Astaffort organisées par Francis Cabrel que vous avez fait connaissance d’Emily Loizeau, quels souvenirs de cette rencontre ?
Les soirées aux rencontres d’Astaffort servent à échanger, « jammer », tisser des liens. Je me souviens qu’un petit groupe, dont je faisais partie, s’était rassemblé dans une salle de travail après le souper. Emily y était aussi. Elle m’a alors demandé de lui chanter une de mes chansons, histoire de cerner l’univers musical dans lequel je me trouvais. J’ai joué Je tomberai, un titre plutôt sombre de mon répertoire. Je me souviens d’avoir été assez intimidée de chanter cette chanson très personnelle devant autant de grandes pointures. Mais il faut croire, en se fiant à la suite des choses, que j’ai malgré tout bien fait ça ! ( sourire)

Si vous deviez citer une chanson de cette artiste que vous aimez particulièrement, laquelle serait-ce?
Tyger. Une chanson qui me fait voyager. La musique est superbe, la mélodie l’est tout autant. J’adore l’ambiance.

De nombreuses références au milieu naturel dans vos chansons, est-ce pour rester proche de vos racines?
Ce n’était pas une volonté comme tel mais ,avec le recul, je me rends compte que je n’aurais pas pu faire autrement. Je n’ai pas l’habitude d’analyser mes textes lorsque je les écrits, ce sont les mots qui me guident. Et comme la nature est tout près de moi, les mots en ont décidé ainsi.

Quels sont vos mentors en matière de musique?
Feist, PJ Harvey, Richard Desjardins, Portishead, Radiohead, Philippe B, Jean-Pierre Ferland.

En amour, vous préférez guider ou vous laisser guider…? êtes-vous du genre à plutôt « souffler les mots » ? Dans quelle mesure ces textes sont autobiographiques et révèlent une jeune femme forte et déterminée?
Je m’inspire de mon vécu mais j’adore aussi créer des histoires à partir de ce qui m’entoure. C’est comme si le détachement personnel et la vision extérieure de certaines situations me permettaient d’aller plus loin dans l’imagerie. Malgré tout, je ne laisse pas un texte aller sans qu’il me touche et me rejoigne.

Enfin, c’est un album que l’on imagine écrit sur l’herbe, les cheveux dans le vent, l’âme romantique, on se trompe?
Oui !(sourire) J’ai du mal à écrire ailleurs que chez moi. J’ai besoin de mes repères, mes instruments. J’ai aménagé une pièce de travail où je peux enregistrer mes idées quand elles viennent. Il faut que je sois seule et que je sente une bulle hermétique autour de moi.

Salomé Leclerc « Sous les arbres » ( Label Tôt ou tard) – ( Photo de presse Pacifique Barrette)

Le site officiel de Salomé Leclerc

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