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Court-métrages d’animation : la sélection du Festival de Santa Barbara

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Par Candice Nicolas – bscnews.fr / Suite au Festival International du film de Santa Barbara ( Californie), voici une sélection de court-métrages d’animation qu’il faut voir cette année.

The Boy in the Bubble (Irlande, 2011)
Un film de Keelan O’Rourke narré par Alan Rickman (Rogue dans Harry Potter)
Un petit film extraordinaire qui mêle beauté poétique et fantaisie à la Burton. Un jeune garçon vit son premier chagrin d’amour et pour éviter que son cœur ne subisse à nouveau les mêmes déboires, il se jette un sort, et s’enferme… dans une bulle. (vidéo ci-dessous)

Cadaver (USA, 2012)    
Un film de Jonah D. Ansell avec les voix de Christopher Lloyd (Retour vers le futur), Kathy Bates (Misery) et Tavi Gevinson, la star des blogueuses de mode mondialement connue depuis son « Style Rookie ».

Cadaver met en scène une histoire d’amour aigre-doux et plutôt unique. Entièrement dessiné au marqueur, c’est plus qu’un dessin animé, c’est un poème cinématique – oui ça rime ! – qui relate une histoire d’amour pas comme les autres, puisqu’elle commence, à la morgue ! Inspiré par l’esprit de Shel Silverstein, auteur américain de livres pour enfants, et la verve de William Shakespeare, il s’agit d’un sonnet du XXIe siècle, qui cherche à réveiller l’espoir du romantique chez le plus dur des cyniques. À noter l’exceptionnelle reprise de Heart of Gold de Neil Young par Tavi Gevinson.

The Gruffalo’s Child (UK/Allemagne, 2011)
Un film d’Uwe Heidschotter et Johannes Weiland, avec la voix de Helena Bonham-Carter (Le Discours d’un roi) et de Shirley Henderson (inoubliable Mimi Geignarde des Harry Potter).
Le Gruffalo (1999) est un livre pour enfants écrit par Julia Donaldson et illustré par Axel Scheffler. L’histoire de la souris des bois s’est vendue à plus de dix millions d’exemplaires et a été adaptée pour les planches du West End londonien ainsi que le Broadway new-yorkais, et pour la télévision. L’Enfant du Gruffalo, la suite, met en scène la fille du Gruffalo qui, malgré la mise en garde de son père, se met à la recherche d’un monstre qui la terrifiait dans sa jeunesse. On craque pour cette gamine désobéissante, aventureuse et pourtant vulnérable. Une histoire toute mignonne qui nous prouve que les cauchemars d’enfants sont aussi héréditaires, mais qu’ils ont du bon.

The Man with the Stolen Heart (UK, 2011)
Un film de Charlotte Boulay-Goldsmith, narré par Bill Nighy (Love Actually)
Ce remarquable court-métrage est l’histoire d’un homme qui se réveille et qui découvre que son cœur a disparu. Il va alors s’élancer à sa poursuite, et le retrouve enfin. Malheureusement, celui-ci a trouvé un autre cœur, ils sont unis pour la vie, et impossible de les faire rentrer à deux dans la même poitrine. Que faire ? Les dessins sont magnifiques, le texte en vers brillamment lu par Nighy. Très touchant.

The Missing Key (Australie, 2011)       
Un film de Jonathan Nix.
Une symphonie animée extraordinaire ! Venise, dans les années vingt. Tous les personnages ont pour tête un gramophone et ils passent un disque dont la chanson correspond à leur humeur pour partager leurs émotions. Une grande trouvaille. Hero Wasabi est étudiant d’échange en provenance du Japon, il vit avec un chat impayable, Jacuzzi. Il se prépare pour une compétition musicale, mais l’horrible Count Telefino, use de son argent et de son influence pour éliminer tous ses rivaux. Il fait détruire le piano de Hero, et le jeune homme est effondré. Va-t-il parvenir à écrire la mélodie qui le fera gagner la compétition ? Le court-métrage, qui dure quand même trente minutes, a requis sept années de travail. Il est entièrement dessiné à la main et rappelle les trais de crayons de Sylvain Chomet. Unique, bizarre et magnifique, l’animation est parfaitement complétée par la musique, seule moyen d’expression des personnages. Un très beau conte sur l’amitié, l’honnêteté, la valeur de l’argent et sa place dans la société.

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