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L’avenir du livre n’est pas une histoire de format

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Par Nicolas Vidal – bscnews.fr / (L’éditorial de Nicolas Vidal dans le BSC NEWS de mars – ici ) Alors que l’édition 2012 du Salon du Livre est sur le point de s’achever, il est urgent de trouver une piste très sérieuse de réflexion quant à la question cruciale de l’avenir du livre.

 

Il y a bien cette frénétique et déraisonnable agitation autour de ce qu’on appelle les nouveaux supports. Beaucoup sont ceux qui dans le monde du livre et de l’édition tentent de se persuader que la tablette saura ressusciter le livre. Mais les ventes toujours plus importantes de ces tablettes et l’exponentielle course à la performance technologique ne permettent pas de dissimuler des chiffres beaucoup plus inquiétants : le nombre de téléchargements des livres sur ces supports n’est pas florissant malgré ce que certains prévoyaient.
Ces précieuses indications doivent considérablement refroidir l’optimisme qui consistait à penser que les nouveaux formats que prendrait le livre seraient des garanties solides de viabilité, de pérennité pour l’amener vers sa résurrection. Que nenni.

Il faut aujourd’hui se poser franchement la question de l’avenir du livre, non pas en espérant fébrilement qu’elle se résume à son seul format tant il est réconfortant de s’en persuader, mais dangereux de le croire.
Il est temps de nous avouer à nous-mêmes que le livre est en danger. La lecture séduit de moins en moins parce que le lecteur se raréfie. Le livre ne stimule plus la passion de lire. Et les nouveaux supports ne sont pas des alliés, ils sont simplement d’autres outils destinés à ceux qui lisent déjà et qui font partie d’un public acquis. Quelle est cette curieuse idée de croire que la littérature sur écran fera sens pour quelqu’un qui ne lit jamais ?

Il est illusoire de croire que le public se passionnera soudainement et massivement pour l’oeuvre d’Honoré de Balzac, d’Ernest Hemingway, de Boris Vian, ou encore de Jack Kerouac simplement parce qu’ils sont dématérialisés sur une tablette.
Car ici, il n’est pas question ni de formes ni de formats, il est question d’un intérêt crucial pour la lecture.

Espérons que le futur président de la République aura à coeur d’investir dans une politique de sensibilisation à la lecture, car le temps presse. Au temps béni de la petite phrase, il s’établit le curieux constat de la désertification pour les Lettres et du peu d’attrait pour les mots et le verbe.
Aujourd’hui, dans la rédaction du BSC NEWS, nous pensons plus que jamais qu’il faut convaincre de la nécessité et du plaisir de lire. C’est pourquoi nous vous proposons une nouvelle fois, en ce début de printemps, un numéro très riche, passionnant qui vous fera découvrir toute une pléiade de livres, de talents et d’artistes à découvrir de toute urgence.

> Lire le BSC NEWS MAGAZINE de Mars en cliquant ici

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